Fo­to­aus­stel­lung 2020

François Lax­alt (FR)
NO­RE­TURN et SEN­BA­ZU­RU

Ort

Blu­men­haus, Raum 3

Füh­run­gen

Don­ners­tag und Sams­tag je­weils 14.30 h

NO­RE­TURN

Quand on a fait le grand saut de la vie, de sa vie, il n'y a plus de re­tour pos­si­ble. Il faut avan­cer, mon­ter, de­scend­re, viv­re tout sim­ple­ment.

Mais dans cha­cu­ne de nos ac­tions, dans cha­cun de nos mou­ve­ments se cache la pos­si­bi­lité de l’art. Sans re­tour.

SEN­BA­ZU­RU

«J’écrirai la paix sur vos ai­les et vous vo­le­rez à tra­vers le mon­de pour por­ter ce mes­sa­ge»

La grue est sym­bo­le de paix et de lon­gé­vité. En ja­po­nais 'Sen­ba­zu­ru' re­pré­sen­te un ori­ga­mi géant, com­po­sé de mil­le gru­es de pa­pier as­so­ciées sur un fil. La lé­gen­de dit que ce­lui qui fa­bri­que un Sen­ba­zu­ru peut fai­re un vœu qui sera exau­cé par les Dieux.

Sa­da­ko Sa­sa­ki n’a pas eu cet­te chan­ce. Elle avait 2 ans quand elle a été ir­ra­diée lors du bom­bar­de­ment d’Hiroshima ; mais sa leu­cé­mie ne s’est dé­cla­rée qu’à l’âge de 11 ans. A l’hôpital, elle com­mence à con­fec­tion­ner des gru­es en pa­pier, avec l’intention d’en fai­re mil­le et de­man­der sa gué­r­i­son aux Dieux. Elle uti­li­se tout le pa­pier dis­po­ni­ble, ca­hiers d’écolière, pa­quets ca­deau, pa­pier toi­let­te.… mais mal­heu­re­u­se­ment elle meurt après avoir con­fec­tion­né sa 644ième grue.

Ses ca­ma­ra­des de clas­se ter­mi­ne­ront son Sen­ba­zu­ru afin qu’elle soit en­t­er­rée avec. Dans son car­net in­ti­me, cet­te phra­se: «j’écrirai la paix sur vos ai­les et vous vo­le­rez à tra­vers le mon­de pour por­ter ce mes­sa­ge ».

Fai­re de mil­le gru­es un ob­jet pho­to uni­que, et es­pé­rer qu’il pro­vo­que chez les re­gar­deurs la créa­ti­on de mil­le mon­des,
de mil­le rê­ves por­teurs de paix, tel est mon pro­jet.
La sé­rie Sen­ba­zu­ru to­ta­li­se 1000 gru­es ré­par­ties ent­re tou­tes les pho­to­gra­phies du pro­jet.

François Lax­alt (FR)

Je vis et tra­vail­le à Pa­ris ; la pho­to­gra­phie est ma fa­çon de per­ce­voir le mon­de qui m’entoure de­puis 15 an­nées pas­si­onnan­tes.

Mon pro­jet con­sis­te à uti­li­ser mes pho­tos com­me au­tant de ré­vé­la­teurs du mer­veil­leux et de l’harmonieux qui vivent cachés dans les plis de nos vies ré­pé­ti­ti­ves et ma­té­ri­el­les. Rê­veur à temps com­plet, je per­çois par­fois dans la ba­na­lité de not­re quo­ti­di­en la vi­bra­ti­on d’une émo­ti­on, la pos­si­bi­lité d’un équi­libre ar­tis­tique, une por­te ou­ver­te sur le beau et le mer­veil­leux.

Un mur n’est pas qu’un mur, une ta­che peut de­ve­nir un mon­de, un vol d’oiseau un rêve, un voy­a­geur du mé­tro une priè­re, mon quo­ti­di­en, vot­re quo­ti­di­en est peu­plé d’univers éphé­mè­res, d’histoires vo­la­ti­les que je traque et que je fixe sur du pa­pier. Avec mes pho­tos, je ten­te de ré-en­chan­ter le mon­de.

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